LA VILLE NUMERIQUE POUR LA SOLIDARITE ENTRE TOUS LES HABITANTS
Les habitants d’une ville échangent et reçoivent constamment des informations.
Parents d’élèves, co-locataires, membres d’associations sportives sont également les spectateurs du théâtre municipal, les usagers du cadastre ou du tri sélectif.
Les citoyens sont régulièrement en quête d’une information municipale ou d’un service de la collectivité locale, pour leurs besoins fondamentaux, tels le logement, l’emploi, les
services de santé ou l’éducation, mais également pour leurs loisirs. L’organisation du « bien vivre » dans la ville est le résultat du travail de centaines d’employés municipaux et ou de services
déconcentrés de l’Etat.
L’internet est aujourd’hui utilisé par plus de 60% de la population française.
On peut malheureusement parler de zones blanches sociales qui essaiment les villes intra-muros dans les logements sociaux, et de nombreux villages elles correspondent bien sûr aux zones non
connectées mais aussi au non-usage des outils disponibles. Les non-usagers ont été classé selon 5 critères d’éloignement :
1- L’éloignement culturel y compris chez les « natifs » mono-utilisateurs,
2- L’éloignement cognitif : prédominance de l’écrit, doute sur l’origine et la valeurs des informations, crainte de la manipulation commerciale (publicité fondue dans les contenus,
fichage,surveillance big Brother,…)
3- L’éloignement générationnel : par défaut d’accompagnement et de formation aux usages et de connexion dans les lieux dédiés aux seniors (maisons de retraites)
4- L’éloignement « politique » par refus de l’envahissement des « écrans » véhicules d’une pensée unique américanisée et d’une technologie nuisible pour l’environnement
5- L’éloignement technophobe : méfiance de la machine (à rapprocher du chiffre des personnes qui remettent en cause le tout automobile : 20% de non conducteurs sur la population adulte).
Pourtant les réseaux numériques de type internet (associés ou non à la téléphonie mobile) permettent à chacun de trouver rapidement et avec peu d’efforts une information fiable, puisque certifiée d’origine publique. Ils représentent une voie supplémentaire toujours ouverte pour la diffusion de services publics, et également la possibilité de les améliorer, notamment en les personnalisant. Encore faut-il que ces avantages soient mis à la disposition de tous, à tous les moments de la vie y compris les plus difficiles.
C’est pourquoi on s’attachera à développer des usages de l’internet pour la solidarité et à mettre en pratique l’utilisation de ces outils au cœur des initiatives sociales « habituelles ».
Equiper les quartiers et les logements sociaux en accès et en accompagnement aux usages en est la base pour participer à la réduction de la fracture numérique liée à l’accès : par le
développement de l’accès public dans les quartiers défavorisés et l’initiation à internet des populations éloignées des services essentiels.
Aider à la réduction de la fracture numérique liée à l’équipement : par le recyclage et le don de matériel (le plus souvent par l’intermédiaire d’associations) et les aides directes à
l’équipement ;
La population est aujourd’hui en droit de demander la mise en ligne de toutes les informations sur les droits, les aides, les structures à la disposition des populations en difficultés.
Organiser des espaces en ligne dédiés soutenir l’utilisation du numérique pour l’alphabétisation, soutenir et équiper les écrivains publics…
Toutes ces actions seront renforcées par l’utilisation d’internet pour mettre en réseau et faciliter les échanges entre acteurs : associations d’insertion, réseaux sociaux, solidarité entre
voisins, média de proximité, événements de quartiers.
Il s’agit bien d’un développement de contenus à valeur ajoutée pour lutter contre les discriminations et organiser la solidarité.
